Notre Dame du Rocher

LE BAPTÊME DU SEIGNEUR

LE BAPTÊME DU SEIGNEUR

Nous avons franchi le cap de la nouvelle année, vécu la joie de Noël et célébré de grandes solennités. Dès demain, après cette grande fête du baptême du Seigneur nous reprendrons la route du temps ordinaire : l’école, le travail, le quotidien… Alors une question s’impose : qu’allons-nous garder de ce temps de Noël  ? Et surtout, comment repartir vraiment pour cette nouvelle année 2026 ?

Prenons d’abord le temps de faire mémoire des grâces reçues, des joies vécues, parfois sans même nous en rendre compte, et remercions de tout coeur le Seigneur.

Puis, pour avancer, tournons-nous vers la fête du baptême du Seigneur. Dans la tradition ancienne, cette fête est liée à deux autres manifestations : l’Épiphanie — où Jésus se révèle aux nations — et les noces de Cana — où il manifeste pour la première fois sa gloire. À travers ces trois événements, Dieu se fait connaître à tous : aux petits comme aux savants, aux croyants comme à ceux qui ne le connaissent pas encore. Il rejoint chacun là où il est, dans sa vie concrète, avec une foi plus ou moins vive et un cœur plus ou moins disponible.

Tous ceux qui ont accueilli ces manifestations de Dieu — les bergers, les mages, Jean-Baptiste, les disciples à Cana — avaient pourtant mille raisons de rester dans leur routine, leur situation, leurs certitudes. Mais ils se sont laissé toucher, déplacer, éveiller par le signe de Dieu qui passait. Comme le dit Benoît XVI, ce furent toujours « des hommes au cœur inquiet […], des hommes en attente […] des chercheurs de Dieu ».

Et nous alors ? Sommes-nous encore des chercheurs de Dieu, des hommes et des femmes de désir, refusant de nous installer dans une petite foi tranquille, dans des habitudes qui rassurent mais qui finissent par endormir notre cœur ?

Voilà le vrai chemin pour bien commencer l’année 2026. Désirons-nous encore rencontrer Jésus ? Sommes-nous prêts à le laisser nous déplacer, nous convertir, nous conduire vers la sainteté ? Écoutons-nous vraiment nos désirs profonds, ceux qui viennent de Dieu et qui devraient nous mettre en mouvement chaque jour ?

Et si ces désirs sont faibles en nous, ou presque éteints, ne nous décourageons pas : demandons à Dieu, chaque matin, inlassablement, de rallumer en nous ce feu intérieur.

Bonne et Sainte Année 2026 à tous !

Don Séverin 

Publié le 09/01/2026