Notre Dame du Rocher

XXViᵉ dimanche du temps ordinaire

Le mot du curé :

    Les textes de ce jour sont assez forts, voire violents. Qu’il s’agisse de Moïse, de Jacques ou du Seigneur, c’est l’expression de la colère de Dieu contre le mal. Encore une fois rappelons-le, le Seigneur regarde toute personne avec amour et tendresse. Nous savons, comme nous le dit le psaume 85, qu’Il est lent à la colère et plein d’amour. Mais cette lenteur ne veut pas dire que la colère du Seigneur n’existe pas. Car le désir de Dieu est la communion éternelle que nous sommes appelés à vivre avec Lui et dont le mal risque de nous séparer. C’est avec cette pensée que nous pouvons maintenant lire les passages qui nous sont proposés aujourd’hui et qui nous appellent à un changement radical dans nos pensées, nos paroles et nos actes. 
    Tout bien vient de Dieu, quelle que soit la personne qui le fait. L’Esprit Saint parle à travers les consciences droites et pures même si elles ne sont pas immédiatement du Christ. L’évangélisation est justement l’annonce à tous de la beauté de la Vérité du Christ révélée en chacun de nous et vécue dans la charité. 
    Enfin le Seigneur appelle à une radicalité qui peut nous étonner. Elle trouve sa source dans la charité de notre témoignage qui va porter l’annonce de la Bonne Nouvelle. Mais cette annonce sera plus ou moins pertinente en fonction du degré de sainteté de notre vie. Nous porterons la responsabilité du scandale que notre péché de division, de colère, de jalousie ou autre, va créer aux yeux des plus petits, risquant de les éloigner du Christ et du Salut qu’Il est venu leur apporter comme à nous. 
    Il y a pour nous deux réactions possibles : premièrement, trouver cette parole trop dure et nous décourager. A contrario, nous pouvons considérer le discours du Christ qui, toujours, nous assure du travail de l’Esprit Saint et de la force qu’Il donne pour tous ceux qui ont un vrai désir de conversion. Alors, joyeux de cette certitude, nous allons chercher peu à peu à ce que chacune des expressions de notre foi soit accompagnée d’un acte fort de charité. Nous le savons, Dieu le sait, nous n’y réussirons pas toujours du premier coup. En revanche, nous créerons une orientation générale de notre vie, portée par la grâce, et qui renforcera lentement mais sûrement nos vertus de foi et de charité dans l’espérance que fait naître en notre cœur la phrase du Christ : « Amen, je vous le dis, il ne restera pas sans récompense ».
Publié le 25/09/2015