Notre Dame du Rocher

IVᵉ Dimanche de Pâques

IVᵉ Dimanche de Pâques
Le mot du curé :
    Ce quatrième dimanche du temps pascal a été choisi par l’Église pour nous faire prier et réfléchir sur le thème des vocations sacerdotales et religieuses. Ce choix repose sur le traditionnel dimanche du Bon Pasteur où nous méditons à partir du chapitre de l’évangile de saint Jean.
    Le Christ se présente comme le seul et vrai berger. Et nous livre immédiatement la conséquence majeure qui découle de cette affirmation : la connaissance. « je connais mes brebis et mes brebis me connaissent, comme le Père me connait et que je connais le Père. » Même si nous pouvons être habitués à ce parallèle fort que le Seigneur peut faire dans les relations qui existent avec son Père et avec nous, c’est toujours un émerveillement de réaliser quelle dignité le Seigneur nous accorde, quelle relation d’amitié Il aspire à vivre avec nous. Ce comme nous rappelle une fois de plus la force et la puissance de l’Esprit Saint. Il faut que notre prière soit vraiment imprégnée de la conscience du lien profond qui peut exister entre le Christ et nous : il dépend de notre volonté de le vivre.

    Mais l’Église nous invite à aller plus loin pour considérer le don total que le Seigneur fait en donnant sa vie pour ses brebis. Il s’étend à tous ceux qui choisissent de répondre à l’appel de Dieu à donner leur vie. Ce don total les fait participer au travail du Christ, unique et vrai Pasteur. Il y a une présence particulière du Christ, prêtre, prophète et roi dans l’être de ces hommes appelés au service de leurs frères. Et le premier service qu’ils auront à donner au monde c’est de lui offrir Dieu. Certains, devant la misère humaine de certains de ces prêtres, ont voulu faire disparaître cette dimension du sacerdoce du Christ communiqué à des hommes. Or, nous voyons dans l’évangile, combien le Seigneur est attaché à cet appel, à cette mission, malgré la faiblesse qu’Il connait bien de ses apôtres. Ce dimanche des vocations nous rappelle donc la nécessité de prier pour que ceux que le Seigneur appelle travaillent chaque jour à leur conversion propre.
    Nous sommes confrontés aujourd’hui dans notre vieille chrétienté à une crise de réponse à l’appel du Seigneur sans précédent. Est-ce parce que le Seigneur ne veut plus de cette collaboration à son sacerdoce ? Dans nombre de pays ou d’instituts, cette crise n’existe pas. Nous devons peut-être nous interroger sur les raisons de cette difficulté chez nous. Pourquoi nos communautés ne suscitent-elles pas le désir pour des jeunes de se consacrer à leur service en répondant à l’appel du Seigneur ? Ces jeunes ne voient-ils plus dans la vie de nos communautés la véritable place du prêtre ? Comment est vécue la relation communautaire avec le Christ ? Car c’est d’elle que va jaillir la réponse à nos questions ! Une communauté tournée vers le Christ et, à travers, Lui ouverte au monde pour annoncer la nouvelle du Salut, en un mot une communauté missionnaire, verra se lever, à l’appel du Seigneur, les ouvriers nécessaires pour la moisson.
Publié le 24/04/2015