
Ps 94 (95) : « Le rocher véritable c’est le Christ »
La liturgie de la messe propose ce psaume responsorial (après la première lecture). C’est une invitation à la joie mais pas n’importe quelle joie. La joie fondée sur Dieu, le rocher d’Israël (2 Samuel 22, 32) vers qui l’on va et sur qui l’on s’appuie mais aussi rocher qui nous accompagne et nous conduit. Saint Paul nous rappelle que le rocher véritable, c’est le Christ : « Frères, je ne voudrais pas vous laisser ignorer que, lors de la sortie d’Égypte, nos pères étaient tous sous la protection de la nuée, et que tous ont passé à travers la mer. Tous, ils ont été unis à Moïse par un baptême dans la nuée et dans la mer ; tous, ils ont mangé la même nourriture spirituelle ; tous, ils ont bu la même boisson spirituelle ; car ils buvaient à un rocher spirituel qui les suivait, et ce rocher, c’était le Christ » (1 Corinthiens 10, 1-4). La joie véritable naît donc de la communion au Christ et du désir de s’en abreuver. L’évangile de la Samaritaine que nous lisons ce dimanche, évangile de la soif en quelque sorte, en est l’illustration. Chacune des strophes de ce psaume est rythmée par un verbe actif : venir, entrer et écouter. C’est bien ce que fait la Samaritaine, elle vient puiser auprès du Christ l’eau de la vie éternelle en entrant avec lui dans un dialogue de vérité qui la conduit à entendre la Parole de vie, parole de vérité sur sa vie : « il m’a dit tout ce que j’ai fait ».
Ce psaume nous invite à venir dans la joie à la rencontre du Christ notre rocher (première strophe) pour entrer dans la contemplation de son mystère : il est le Fils de Dieu sauveur des hommes qui conduit notre vie (deuxième strophe). Dans la lumière de cette contemplation, nous relisons à travers sa Parole notre vie afin que notre cœur ne se ferme pas au bonheur qu’il nous apporte (troisième strophe) mais que nous en devenions des témoins. C’est à une démarche identique à celle de la Samaritaine que ce psaume nous appelle.
Don Bruno
Paroisse