« Une paroisse qui joue tout le match ensemble » Parce que nous recevons le pain du ciel chaque dimanche, nous devrions être gonflés à bloc. La joie du Christ ressuscité, ça se voit ! Ça déborde ! Ça ne se garde pas pour soi comme un vieux pot de confiture oublié au fond du placard. Le chrétien, c’est un apôtre de la joie : un joueur sur le terrain, ou à la rigueur un supporter en tribune — mais sûrement pas le type avachi derrière son écran, qui croit avoir fait du sport à force de zapper et de scroller.
Une paroisse vivante ne repose pas sur trois bénévoles héroïques, ni sur les prêtres ou les sœurs, pendant que les autres attendent que ça tombe tout cuit en critiquant le goût de la soupe. Chacun doit mettre la main à la pâte, même un peu. Chacun à sa mesure. Car le Christ compte sur nous. Aussi, nous devrions être honorés de participer à son œuvre : c’est Lui-même qui nous y associe dans ce monde. Alors, finies les excuses : « ce n’est pas mon clocher », « je n’aime pas untel », « je n’ai pas le temps », « de toute façon je ne sais rien faire », « je ne vais connaître personne ». Si le Christ s’était arrêté à ces prétextes, nous n’aurions jamais eu la Résurrection !
Les événements de rentrée — tournoi de pala à Sainte-Thérèse, samedi 13 septembre, suivi du dîner, et messe solennelle de la Saint-Charles, dimanche 14 septembre à 11 h, avec bénédiction des animaux, pot fraternel et repas organisé par le comité des fêtes — ne sont pas du folklore optionnel. Ces rendez-vous sont providentiels : ils nous appellent à goûter une vraie joie partagée et à vivre pleinement de l’esprit évangélique qui nous habite. Ils sont l’occasion de nous reconnaître comme un seul corps : non pas une mosaïque de clochers tirant chacun de leur côté, ni des frères et sœurs vivant comme des étrangers sous le même toit, mais un seul corps, une seule famille, fière et heureuse d’être ensemble — la famille du Christ.
Regardez le rugby : si vous jouez seulement à l’entraînement, ou la première et la seconde mi-temps, il vous manque quelque chose... La troisième mi-temps ! C’est là qu’on goûte la fraternité, la victoire partagée… ou la défaite honorée, parce qu’on s’est battu ensemble. La vie chrétienne, c’est pareil ! Nous recevons le Christ à la messe et nous le partageons dans la fête, la charité, la rencontre. La joie et la vitalité d’une Église se mesurent à la présence de ses membres dans la vie du village ou de la ville. Rappelons-nous que le message de l’Évangile est une bonne nouvelle à transmettre. Ne vivons pas comme si notre Église était en run-off — parce qu’après le run-off, c’est la liquidation ! Certes, il ne s’agit pas d’être du monde, mais bien d’être dans ce monde. Et parce que nous sommes dans ce monde, toute joie, même profane, peut devenir une occasion concrète de charité et de transmettre la joie du Christ ressuscité.
Commençons par faire chacun un pas. Pas besoin de devenir missionnaire en vingt-quatre heures. Recevons plutôt ce message comme un petit coup de pied fraternel du Christ, pour répondre à l’appel : témoigner de notre foi. Non pas par une vie réglée, tiède, sclérosée dans nos habitudes, mais par une vie rayonnante, dès maintenant, de notre espérance des fêtes éternelles — dont celles-ci sont le signe, bien imparfait. Souvenez-vous de votre enfance : les paroisses qui bougent, c’est contagieux. Mais une paroisse ne bouge pas sans vous personnellement. Chacun doit prendre sa part. C’est ainsi que nous serons vraiment à notre place auprès du Christ.
À très vite à Sainte-Thérèse et à Saint-Charles pour ces deux événements !