Notre Dame du Rocher

XIIIe Dimanche du Temps Ordinaire

XIIIe Dimanche du Temps OrdinaireLe mot du curé :



    Les lectures de ce dimanche nous invitent à méditer trois points qui jaillissent spontanément : la Foi, la charité, et la joie qui en découle. La sollicitude de Jésus pour la fille de Jaïre provoque notre admiration pour la tendresse de Dieu dans nos épreuves et renforce notre Foi et notre confiance, à l’instar de la femme hémorroïsse. En effet, notre Foi grandit de l’expérience de l’œuvre de Dieu dans notre vie, soit par une réflexion approfondie de ce que nous livrent les Écritures, soit par les évènements vécus personnellement. Si nous regardons ce que l’on nous dit de cette femme malade, c’est à partir de ce qu‘elle a appris de ce que l’on disait de Jésus qu’elle a eu l’idée de venir toucher son vêtement. Ainsi, c’est ce que nous lisons dans l’Évangile, ce que nous entendons des témoins de la Foi, qui nous fait grandir dans la confiance. Ce nouvel état d’esprit nous permet alors d’accueillir le travail de Dieu, ce qui va encore affermir notre relation avec Lui. A partir de cette expérience, nous pourrons comprendre la première lecture tirée du Livre de la Sagesse dans la ligne de toutes les manifestations de Dieu dans l’Ancien Testament : Il est le Dieu des vivants ! La mort, qu’elle soit terrestre ou éternelle ne vient pas de Dieu. Si elle est entrée dans le monde, “c’est par la jalousie du Diable“. 

    Ces deux éléments de Foi et de Vie vont entraîner deux conséquences. La première, développée par saint Paul, est le désir, la volonté et presque le besoin de partager cette Foi. Cela se fera par l’annonce de l’Évangile et la pratique du partage enracinée dans une charité profonde. L’exigence de Paul s’appuie sur l’exemple du Christ. Il faut donc avoir foi en Lui pour que la charité puisse déborder de notre cœur et de notre porte-feuille. Comme le Christ s’est fait pauvre pour que nous puissions devenir riches de la Vie Divine et de l’Esprit Saint, nous sommes appelés à apporter nos richesses à ceux qui en ont besoin : notre Foi, notre temps, notre écoute et s’il y a lieu, notre argent. Faisons attention de ne pas nous obnubiler sur ce dernier ! Il n’y a pas que les besoins matériels même si ce sont les plus visibles. Notre souci du frère devra nous amener à discerner, par la charité, ses véritables besoins qui ne seront pas toujours ceux que nous pensons vouloir lui apporter.

    La deuxième conséquence est la joie et tout le psaume 29 nous en montre le jaillissement du cœur de celui qui se sait aimé par Dieu et qui répond à cet amour en aimant à son tour les frères que Dieu lui donne. Elle a donc deux fondements : la joie d’être aimé et la joie d’aimer.

Publié le 29/06/2015