EDITO - 27ᵉ DIMANCHE DU TEMPS ORDINAIRE

EDITO - 27ᵉ DIMANCHE DU TEMPS ORDINAIRE

Prier pour la paix

Un air de paix a traversé la France durant les quatre jours de la visite du Pape Léon. Paix, c’est d’ailleurs le mot récurrent de la majorité des discours et sermons prononcés dans ses déplacements. Qu’un homme d’une telle stature internationale (depuis le début de son pontificat, le souverain pontife a rencontré 148 300 personnes : chefs d’État, ministres, diplomates, délégations nationales) invite avec insistance à prier pour la paix comme il l’a fait à la fin de la messe célébrée à Lourdes, laisse entendre que le danger qui menace notre monde n’est pas hypothétique.

« Je voudrais lancer un appel qui me tient particulièrement à cœur, me trouvant en ce lieu, nous a dit le saint Père. C’est ici que la Vierge

Marie est apparue à sainte Bernadette avec le chapelet et qu’elle a, pour ainsi

dire, guidé sa prière. C’est pourquoi aujourd’hui, comme si je recevais d’elle

cette demande, j’invite tous les fidèles et toutes les communautés chrétiennes

à prier le saint Rosaire au cours du mois d’octobre prochain, avec l’intention

particulière que cessent les guerres et que la paix s’instaure entre les

peuples en conflit. Accompagnons cette prière d’actes concrets de pénitence et

de miséricorde, avec l’engagement de toujours favoriser le dialogue et la

réconciliation. Que notre Très Sainte Mère intercède pour nous ! »

Mais le Pape n’en a pas moins souligné que ce que nous demandons pour les autres ou pour nous-même doit être le fruit d’une conversion intérieure. « Le mal que connaît notre époque vient du cœur de l’homme, Dieu n’en est pas responsable : « Ce n’est pas ma conduite qui n’est pas bonne – dit-il aux fils d’Israël –, c’est la vôtre » (Ez 18, 25). C’est donc le cœur des hommes qu’il faut changer, à commencer par le nôtre. » Comment pourrait-on prier pour la paix avec un cœur en guerre contre le prochain. L’évangile de ce dimanche attire notre attention sur cela. Le Seigneur a confié une vigne à ses vignerons. Parce qu’ils ont enduré le poids du labeur au long des saisons, ils estiment en être devenus les propriétaires. Cette conviction erronée en fera des meurtriers. Posons-nous une simple question : quelle est la vigne que le Seigneur nous a confiée et dans quel esprit la cultivons-nous ?