XIXᵉ DIMANCHE DU TEMPS ORDINAIRE

Pape François, Angélus, 5 août 2022
Le Magnificat. C’est un chant de louange que l’on pourrait définir comme «le cantique de l’espoir». (…)
Que signifie ce cantique de Marie ? Quel est son sens ? Elle ne veut pas faire la chronique des temps - elle n’est pas journaliste - mais nous dire quelque chose de beaucoup plus important : que Dieu, à travers elle, a inauguré un tournant historique, a définitivement établi un nouvel ordre des choses. Elle, petite et humble, a été élevée et - nous le célébrons aujourd’hui - portée à la gloire du Ciel, tandis que les puissants du monde sont destinés à rester les mains vides. Pensez à la parabole de cet homme riche qui avait un mendiant, Lazare, devant sa porte. Comment cela s’est-il terminé ? Les mains vides. Autrement dit, la Vierge annonce un changement radical, un renversement des valeurs. (…)
Alors, en nous regardant, nous pouvons nous demander : ce renversement annoncé par Marie affecte-t-il ma vie ? Est-ce que je crois qu’aimer c’est régner et servir c’est le pouvoir ? Est-ce que je crois que le but de ma vie est le Ciel, est le paradis ? Ou est-ce que je ne me préoccupe que de passer du bon temps ici-bas, est-ce que je ne me préoccupe que des choses terrestres et matérielles ? Et encore, en observant les événements du monde, est-ce que je me laisse aller au pessimisme ou, comme la Vierge, est-ce que je sais voir l’œuvre de Dieu qui, à travers la douceur et la petitesse, accomplit de grandes choses ? Frères et sœurs, Marie aujourd’hui chante l’espérance et ravive en nous l’espérance, en elle nous voyons le but du chemin : elle est la première créature qui, de tout son être, corps et âme, franchit le but du Ciel en vainqueur. Cela nous montre que le Ciel est à portée de main. Comment cela ? Oui, le Ciel est à portée de main si nous aussi nous ne cédons pas au péché, nous louons Dieu avec humilité et servons généreusement les autres. Ne pas céder au péché ; mais quelqu’un peut dire : « Mais, Père, je suis faible » - « Mais le Seigneur est toujours près de toi, parce qu’il est miséricordieux ». N’oubliez pas quel est le style de Dieu : proximité, compassion et tendresse ; Il est toujours proche de nous avec son style. Notre Mère nous prend par la main, nous accompagne vers la gloire, nous invite à nous réjouir en pensant au paradis. Bénissons Marie par notre prière et demandons-lui un regard capable d’entrevoir le Ciel sur la terre.
Le Magnificat. C’est un chant de louange que l’on pourrait définir comme «le cantique de l’espoir». (…)
Que signifie ce cantique de Marie ? Quel est son sens ? Elle ne veut pas faire la chronique des temps - elle n’est pas journaliste - mais nous dire quelque chose de beaucoup plus important : que Dieu, à travers elle, a inauguré un tournant historique, a définitivement établi un nouvel ordre des choses. Elle, petite et humble, a été élevée et - nous le célébrons aujourd’hui - portée à la gloire du Ciel, tandis que les puissants du monde sont destinés à rester les mains vides. Pensez à la parabole de cet homme riche qui avait un mendiant, Lazare, devant sa porte. Comment cela s’est-il terminé ? Les mains vides. Autrement dit, la Vierge annonce un changement radical, un renversement des valeurs. (…)
Alors, en nous regardant, nous pouvons nous demander : ce renversement annoncé par Marie affecte-t-il ma vie ? Est-ce que je crois qu’aimer c’est régner et servir c’est le pouvoir ? Est-ce que je crois que le but de ma vie est le Ciel, est le paradis ? Ou est-ce que je ne me préoccupe que de passer du bon temps ici-bas, est-ce que je ne me préoccupe que des choses terrestres et matérielles ? Et encore, en observant les événements du monde, est-ce que je me laisse aller au pessimisme ou, comme la Vierge, est-ce que je sais voir l’œuvre de Dieu qui, à travers la douceur et la petitesse, accomplit de grandes choses ? Frères et sœurs, Marie aujourd’hui chante l’espérance et ravive en nous l’espérance, en elle nous voyons le but du chemin : elle est la première créature qui, de tout son être, corps et âme, franchit le but du Ciel en vainqueur. Cela nous montre que le Ciel est à portée de main. Comment cela ? Oui, le Ciel est à portée de main si nous aussi nous ne cédons pas au péché, nous louons Dieu avec humilité et servons généreusement les autres. Ne pas céder au péché ; mais quelqu’un peut dire : « Mais, Père, je suis faible » - « Mais le Seigneur est toujours près de toi, parce qu’il est miséricordieux ». N’oubliez pas quel est le style de Dieu : proximité, compassion et tendresse ; Il est toujours proche de nous avec son style. Notre Mère nous prend par la main, nous accompagne vers la gloire, nous invite à nous réjouir en pensant au paradis. Bénissons Marie par notre prière et demandons-lui un regard capable d’entrevoir le Ciel sur la terre.