Notre Dame du Rocher

XIIe Dimanche du Temps Ordinaire

XIIe Dimanche du Temps OrdinaireLe mot du curé :



    Comme dimanche dernier, l’Église nous invite à approfondir et à mieux comprendre notre démarche de foi et notre confiance en Dieu. Le passage que nous méditons aujourd’hui nous renvoie directement à tant de moments d’épreuves ou de tempêtes dans notre vie. Bien sûr, il y eut ce moment historique, il y a deux mille ans, où le Seigneur endormi dans la barque, a été réveillé en sursaut par ses apôtres terrifiés pour apaiser les éléments. Mais cela s’adresse aussi directement à nous ! 

    Notre foi s’enracine de manière ordinaire, tranquille, dans notre vie de tous les jours. Et tout irait très bien dans notre relation avec Dieu si notre climat quotidien restait calme et paisible comme pour un bateau sur une mer d’huile. Malheureusement, la vie n’est pas n’est pas un long fleuve tranquille. Et qu’il s’agisse d’évènements extérieurs ou de troubles intérieurs personnels, nous avons souvent un fardeau sur les épaules. C’est dans ces moments que nous pouvons évaluer la vérité et la force de notre relation avec le Seigneur et de notre confiance en Lui. 

    Ce que le Seigneur reproche à ses disciples, ce n’est pas la peur ou la crainte, mais leur incapacité à se tourner sereinement vers Lui pour trouver en Lui et par Lui la force de porter la peine et de surmonter la difficulté. Les disciples présents dans la barque n’avaient sans doute pas la capacité spirituelle d’intervenir contre les éléments déchainés. En revanche, ils pouvaient se tourner vers Lui comme vers un recours. Or, ce n’est pas ce qu’ils font. Leurs cris n’est pas: “Seigneur sauve-nous !“ mais “Nous sommes perdus“. C’est bien souvent notre attitude : au lieu de nous tourner, confiants, vers le Christ, nous cherchons fébrilement une solution ou nous nous désespérons.

    Et à chaque fois, le Seigneur avec beaucoup de tendresse dans le regard, nous dit : “ N’avez-vous pas encore la foi ?“. C’est donc l’occasion pour nous de redire au Christ de faire grandir en nous la foi. N’attendons pas les moments d’épreuves, mais chaque jour, laissons monter vers le ciel une prière humble et confiante. C’est dans ce terrain ensemencé que pourra s’enraciner notre vie spirituelle. Elle sera alors la chaîne solide nous reliant au Seigneur dans les moments de tempête. Elle sera source de paix et de sérénité : nous sachant fortement aimés, nous nous saurons fortement portés.

Publié le 19/06/2015